Précautions

Est-ce que cette pratique s'adresse à tout le monde?

Ce n'est pas toujours le bon moment pour aborder ces pratiques. Comme nous nous arrêtons pour prendre conscience de ce qui se passe en nous en ce moment, si nous vivons de la détresse et n'avons pas l'habitude de la méditation, il est possible que l'on se sente submergé, que ce soit trop. On pourrait comparer cela à une personne qui se noie, ce n'est pas le temps de lui proposer un cours de natation, il lui faut de l'aide. Par contre ce sera une excellente idée d'apprendre à nager par la suite.

Il n'y a jamais d'avantage à dépasser nos limites. Il est donc important de reconnaître ces limites et de rester dans une zone de tolérance, qui pourrait être inconfortable ou désagréable sans être trop demandant.

Il est prudent de s'abstenir ou d'avoir un accompagnement personnalisé et professionnel lors de situations suivantes:

  • dépression sévère

  • anxiété importante, surtout le syndrome de stress post-traumatique

  • idées suicidaires

  • psychose

Quoi faire quand on se sent submergé lors d'une pratique

Si lors d'une pratique vous vous sentez  envahi de détresse, il peut-être  judicieux de cesser et de demander de l'aide.

Il est pertinent dès le départ de trouver sur quelle partie du corps  ou sur lequel de nos sens porter notre attention afin de se poser, prendre une pause en sécurité. Par exemple porter une attention à la sensation de nos pieds pourrait nous aider à trouver un peu de calme dans la tempête, pour enfin y voir plus clair.

C'est un peu comme si nous étions en kayak et que les rapides deviennent très forts. Une pause derrière une roche nous permettra de souffler et de mieux s'orienter pour la suite.